Alors que je lisais le bilan 2019 de Benoît et Fabienne de Novo-monde, j’ai eu envie d’écrire et de te partager le nôtre pour la première fois. 2019 est une année charnière, l’année où nous sommes devenus nomades. Et je me suis dit que ça pourrait être chouette de te parler de ce changement de vie, d’aborder un peu le côté pro (ce que je ne fais finalement jamais), de te partager différentes réflexions que j’ai en ce moment… Et, qui plus est, ça me fera sûrement plaisir de relire ces bilans dans quelques années.

Côté voyages

Nos six derniers mois sédentaires

Nous avons accueilli l’année 2019 dans les Alpes avec ma famille et puis n’avons quasiment plus bougé de Lyon pendant les six premiers mois de l’année. Et pour cause, nous avions beaucoup de choses à faire avant de pouvoir devenir nomades ! Je compte quand même quelques jours à Lille, Arras et sur la côte d’Opale à l’occasion du salon des blogueurs voyage, ainsi qu’un week-end enterrement de vie de jeune fille en Suisse pour ma part

C’est finalement en juin, après avoir démissionné et quitté notre appartement lyonnais, que nous nous sommes remis en mouvement. Soulagement.

Un road trip à moto en France

Le 16 juin, nous partions de chez mon père à moto pour deux mois. Chacun la sienne. Deux SV 650 de la même année, une rouge (la plus belle) et une jaune. Nous avons voulu voyager en France avant de partir loin pour longtemps. Nous ne connaissions que très peu notre pays qui est pourtant absolument magnifique. Pour ce road trip, nous avons souhaité nous concentrer sur le quart Sud-Est de la France et rouler uniquement sur les petites routes.

De Lyon, nous sommes allés dans le massif central, puis en Lozère avant de faire un aller-retour à Paris pour participer au festival « Partir autrement » où nous avons présenté notre voyage de Lyon à Pékin sans avion. Nous avons ensuite repris notre route : Valence, le Vercors, la Drôme, l’Ardèche. Puis, nous avons piqué un peu à l’Ouest, vers Toulouse où les parents de Léo nous ont rejoint avec un camping-car. Ensemble, nous avons voyagé en Ariège, dans l’Aude et dans l’Hérault où nous avons rendu visite à la famille de Léo. Nous avons aussi visité des amis de la famille dans le Gard avant de nous dire au revoir en Camargue. Léo et moi, après un séjour au Grau-du-Roi, avons poursuivi notre route : un coucou à Béziers avant de nous poser autour du magnifique lac Salagou.

Jusqu’à que… badaboum ! Le 22 juillet, Léo a un accident de moto, se casse le bras bien bien comme il faut et est hospitalisé dix jours à Montpellier. C’est la fin de ce road trip et nos plans de départ en Inde au 15 août tombent à l’eau. Évidemment, ça aurait pu être tellement plus grave que l’on s’estime chanceux !

Une convalescence à droite et à gauche

Nous passons une partie de sa convalescence dans le Gard, accueillis par les amis de sa famille que nous avions visité plus tôt (merci Christiane & Xavier !), avant de rentrer quelques semaines chez mon père (merci papa & Annie !), puis de redescendre dans le Sud pour notre première expérience de pet-sitting et un coucou aux cousins de Léo.

Nous prenons également enfin le temps de visiter Lyon en profondeur, après y avoir vécu 9 ans pour ma part et 3 ans pour Léo… Il était temps ! Nous sommes accueillis chez une amie (merci Marion !) et nous en profitons pour tourner une vidéo.

Un dernier week-end dans les Alpes françaises (merci Marine !) et il est temps de partir. Pour de vrai, cette fois-ci.

Un aller simple pour l’Inde et un voyage au Pakistan

Le 7 octobre, nous nous rendons à Paris pour prendre notre vol, un aller simple vers New Delhi. Notre grand voyage peut commencer ! Enfin presque, puisque sur le chemin pour la Nouvelle-Zélande, nous nous offrons donc une escale de cinq mois en Inde et au Pakistan. Si jamais tu ne le sais pas encore : après un an de PVT (Permis Vacances Travail) en Nouvelle-Zélande, nous avons pour projet de rentrer en France sans avion.

Nous restons assez peu à Delhi et Agra pour passer du temps à Varanasi dont nous tombons amoureux. Fin octobre, nous grimpons dans un train de nuit, direction le Pakistan. Nous partons pour deux semaines de road trip dans les magnifiques montagnes du Nord du Pakistan avant de redescendre doucement dans le Sud. Je t’écris de Karachi, au bord de la mer d’Arabie. Dans quelques jours, nous repartons pour deux mois Inde. Nous devrions d’ailleurs y passer les fêtes de fin d’années (sans plan particulier, bien évidemment !).

Les débuts de la vie nomade

Deux ans à économiser pour partir

En 2019, nous devenons nomades. J’en rêvais depuis des années, créant mon activité en freelance avec ce projet dans un coin de ma tête. Après avoir rencontré Léo, c’est devenu notre projet. Pendant deux ans, nous nous sommes préparés à prendre la route. Nous avons beaucoup travaillé : je cumulais trois ou quatre activités pro en même temps tandis que Léo cumulait les heures sup. Nous avons changé d’appartement pour un plus petit et tiré un trait sur de nombreux loisirs. Notre objectif était d’économiser. En deux ans, nous avons réussi à mettre ensemble près de 30 000 € de côté, soit bien plus que ce que je n’avais imaginé au départ. Nous partons donc plus sereins.

Se préparer à tout quitter

Devenir nomades, c’est aussi beaucoup de paperasse. Impôts, comptes en banque, assurances, etc. Il faut également vendre ou donner toutes ses possessions (ou quasi… merci papa de garder notre bibliothèque et nos quelques souvenirs précieux), finir de s’équiper pour le voyage, enchaîner les rendez-vous médicaux pour être sûrs que tout va bien… Bref, rien de très sexy mais du nécessaire. D’ailleurs, est-ce que c’est un sujet qui t’intéresse ? J’avais en tête de rédiger un petit guide pratique pour qui veut devenir nomade ou partir pour un voyage au long cours. Ça te parlerait ?

Les au-revoir

Puis, vient le temps des au-revoir. Et ça, très honnêtement, ce n’est pas ma partie préférée ! À Njut tout d’abord, le chat avec qui j’ai passé sept ans. Heureusement, je la sais aujourd’hui très heureuse dans sa nouvelle maison (merci Jean-Pierre !). Puis, aux amis et à la famille. Ce n’était pas facile. Je dois t’avouer que je culpabilise de partir ainsi longtemps. Même si, dans l’ensemble, mes proches me soutiennent vraiment dans ce projet (merci !). Je ne serai pas là aux mariages, je ne serai pas là pour les naissances, je ne verrai pas grandir les enfants, je ne serai pas là pour les moments importants comme pour les petits moments du quotidien. Et nos vies, petit à petit, deviennent très différentes. L’éloignement me fait un peu peur, mais c’est le prix à payer. Et puis c’est quand même bien plus facile aujourd’hui, avec les moyens de communication, qu’au temps de Nicolas Bouvier et de la Poste restante.

Nos premiers mois nomades

Mais il n’y a pas à dire, nous sommes vraiment heureux sur la route. Je me sens à ma place lorsque je voyage. Plus sereine, plus ouverte. Je rencontre, j’apprends, je découvre, je m’émerveille. Je ne suis pas prête de me lasser !

Mais évidemment, il faut encore que nous prenions nos marques, nos habitudes. Le voyage lent est assez nouveau pour nous. Au début, nous avions un peu peur de nous ennuyer en restant deux semaines à Varanasi. Mais qu’allons-nous faire tout ce temps dans cette ville qui se visite en une demi-journée ? Nous apprenons donc à prendre notre temps, à nous ennuyer un peu (même si j’ai encore beaucoup de mal à ne pas être productive). Et finalement, nous nous sommes fait des amis à Varanasi et les deux semaines étaient beaucoup trop courtes.

Il faut également que nous trouvions notre rythme pour bien travailler. Chez moi, c’est un peu tout ou rien. Et quand je commence à travailler, j’ai souvent du mal à m’arrêter et j’en oublie de découvrir les lieux. Il faut que je trouve mon équilibre entre travail, voyage et repos. Il faut que nous tenions dans la durée, sans nous épuiser et tout en continuant à gagner quelques sous ; alors cet équilibre, c’est l’un de mes objectifs à court terme !

Mais c’est tellement difficile de se créer une routine quand notre environnement change ainsi constamment. Mais je sens que j’en ai besoin. J’ai besoin de pouvoir avoir quelques habitudes réconfortantes que je puisse avoir partout. Pratiquer un peu de yoga (pas facile en auberge de jeunesse !), prendre le temps de lire chaque jour, d’écrire… C’est donc à travailler aussi. Même si je pense que ça sera beaucoup plus facile en Nouvelle-Zélande où nous aurons une petite maison sur roues.

Côté pro

Petit oiseau, mon activité de photographe nomade

En février, j’ai créé Petit oiseau, mon activité de photographe. J’ai eu quelques contrats en France mais je n’en ai pas vraiment fait la promotion, le départ étant alors imminent. Je voulais surtout créer le statut et le site web avant de partir ; c’est donc choses faites ! J’aimerais maintenant relancer le projet pour pouvoir travailler sur quelques contrats photos en Nouvelle-Zélande. Il faut donc encore que je mette à jour mon portfolio, que je relance un peu mon compte Instagram et ma page Facebook (aïe, je sens que je vais me faire taper sur les doigts par les algorithmes après ce long silence !) et que je communique en Nouvelle-Zélande. Je pense aussi lancer une petite boutique pour vendre des tirages et/ou des cartes postales en France. Est-ce que c’est quelque chose qui te plairait ?

Lundi communication, ma mini-agence de communication digitale

Je me suis lancée en freelance il y a plus de six ans en créant Lundi communication, ma mini-agence de communication digitale. Je propose la création de sites web, la mise en place de stratégies de communication digitale, l’optimisation du référencement naturel, la rédaction de textes pour le web, etc. Et j’ai la chance d’arriver à faire tourner ma petite entreprise sans n’avoir jamais utilisé de plateformes pour freelances (qui paient généralement au lance-pierre) et sans jamais prospecter (je suis une bien piètre commerciale !). Mais c’est la première fois que c’est mon activité principale.

En effet, en devenant nomade, j’ai quitté le poste de chargée de communication dans une grosse association que je tenais depuis près de six ans et j’ai arrêté de donner des cours à l’IAE de Lyon comme je le faisais depuis plus de trois ans.

Quant à Léo, plusieurs options s’offrent à lui pour travailler sur la route mais aucune n’est applicable immédiatement.

C’est donc de Lundi communication que dépendent tous nos revenus aujourd’hui. (D’ailleurs, si tu entends parler de projets en communication digitale, n’hésite pas à glisser mon nom !)

Le projet évolue. Je t’en parlerai plus en détails dans quelques mois, mais nous voulons inscrire Lundi communication dans une dynamique de web éthique. Et oui, je dis « nous » car c’est un projet que je mènerai avec Léo qui, alors que j’écris ces lignes, se forme au web.

Les autres projets

J’avais également plein d’idées de petits commerces à lancer sur la route. Je voulais acheter des bijoux artisanaux en Inde pour les vendre sur les marchés de Nouvelle-Zélande en racontant l’histoire des artisans. J’avais même trouvé un nom pour cette activité : Maraya. C’était le pseudonyme de mon arrière-grand-mère sur internet (oui oui, mon arrière-grand-mère était bien sur internet, elle tenait un blog très poétique) et je passais beaucoup de temps à essayer ses très nombreux bijoux quand j’étais enfant.

Nous avons également pensé nous lancer dans les crêpes, dans les tartinades (si tu fais partie de ceux qui ont eu la chance de goûter le humus de Léo, tu comprendras) ou bien dans les citronnades et thés glacés à vendre sur la route…

Mais j’ai peur de me lancer dans trop de projets en même temps et de les bâcler. Alors tout ça, c’est mis entre parenthèses. J’apprécie aussi avoir plus de temps pour m’occuper de ce blog parce que j’aime vraiment ça et que là aussi, j’ai plein de projets.

Côté blog

Plus de temps pour Bons baisers

Côté blog, justement, je suis contente de pouvoir y consacrer plus de temps et j’ai l’espoir de pouvoir être à jour un jour ! J’essaie désormais d’écrire plus à chaud que je ne le faisais avant. Et même Instagram est à jour. Je pense désormais les cartes postales en séries qui suivent le voyage. Il ne me restera plus qu’à rattraper un peu le retard d’avant le départ. Il manque encore les cartes postales en vidéo sur la Guadeloupe et le road trip en moto en France et les articles sur le road trip en France et le contenu de nos sacs à dos. Je voulais absolument écrire ce dernier au début de notre vie nomade pour pouvoir voir son évolution dans plusieurs mois ou années, mais je n’ai toujours pas pris le temps de le faire.

L’exposition Lyon – Pékin sans avion

L’année 2019 aura également été celle de ma première exposition ! Pendant un mois et demi, en mai et juin, cartes postales, photos et récits étaient exposés dans le joli café lyonnais « Wild travel » pour raconter notre voyage de Lyon à Pékin sans avion. Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu mener ce projet. Il a pu voir le jour grâce à une campagne de financement participatif (merci !) et m’a permis de transformer mon travail sur le blog en quelque chose de solide dans la vraie vie pendant quelques semaines. Et c’était vraiment super. Merci à tous ceux qui ont soutenu le projet, merci à ceux qui sont venus découvrir l’exposition, merci à ceux qui ont acheté une ou plusieurs de mes cartes postales ou qui ont acheté une de mes photos. Merci à Amélie et Dorothée du Wild Travel d’avoir rendu ça possible et merci à Roxane d’avoir mis plein de couleurs en exposant ses portraits croqués dans le métro lyonnais.

Léo prend la plume

Le grand changement aussi, c’est Léo qui me rejoint sur le blog en cette fin d’année ! Alors que ça faisait un moment qu’il passait régulièrement derrière l’objectif et quelques mois déjà qu’il avait son appareil photo, il a écrit ses premières cartes postales et sa première lettre il y a peu. Et moi je suis ravie de pouvoir partager mon bébé avec lui. Il était un peu frileux, disons qu’il est très méfiant des réseaux sociaux et très exigent quant à ce qu’il produit. Mais j’aime bien sa plume et je suis contente que tu puisses un peu en profiter aussi. Qu’as-tu pensé de sa première lettre qui fait le récit de notre road trip au Nord du Pakistan ?

Quelles évolutions pour le blog ?

Pour l’instant, j’ai surtout l’ambition de créer du contenu plus régulièrement sur le blog, de relancer l’envoi des lettres de Bons baisers et de me remettre sérieusement à Pinterest. J’ai également quelques articles à mettre à jour, mais rien de bien révolutionnaire.

Par contre, n’hésite pas à me faire un retour sur ce blog : qu’est-ce que tu aimes y lire et qu’est-ce que tu voudrais y trouver ? Qu’est-ce que je peux améliorer dessus ? Cela m’aiderait beaucoup d’avoir tes réponses.

Aussi, j’ai le désir de promouvoir davantage le voyage alternatif et responsable. Mon contenu sera donc parfois bien plus engagé parce que c’est ce qui fait sens pour moi aujourd’hui et que je pense que, même si je n’ai pas la visibilité d’un gros compte, j’ai une responsabilité lorsque je m’adresse ainsi publiquement.

Plus d’engagement

Mes réflexions sur l’écologie et les effondrements

Ce tournant plus engagé, j’ai déjà commencé à le prendre, notamment avec ma lettre « Et si le monde s’effondrait sur notre route ? ». Je suis heureuse des débats et des discussions qu’elle a fait naître.

Ma prise de conscience écologique ne date pas d’hier. Cela fait un moment que je me renseigne beaucoup sur le sujet et que j’adapte mon monde de vie pour qu’il soit en accord avec mes valeurs. Je suis devenue végétarienne, j’ai réduit drastiquement mes déchets, m’initiant aux produits cosmétiques et d’entretien fait maison, je consomme local, d’occasion et éthique, etc.

Mais en devenant voyageuse à temps plein, cet engagement écologique a pris un autre tournant. J’ai plus de temps et d’espace mental libre pour y réfléchir maintenant que je n’ai plus trois emplois et que je ne prépare plus ce voyage (qui m’obsédait, disons-le). Alors, oui, j’ai évolué, mes idées ont évolué, j’ai beaucoup lu… Et j’ai vraiment pris conscience des effondrements en cours et à venir. C’est une notion que je connaissais mais à laquelle je n’avais jamais pris le temps de réfléchir pour comprendre leur impact réel sur ma vie, celle de mes proches, celle de tout le monde. J’ai paniqué, j’ai cherché à savoir le plus de choses possible sur le sujet, j’ai voulu en parler, j’ai cherché un nouveau sens à ce voyage qui me paraissait bien creux d’un coup, j’ai réfléchi encore, j’ai lu encore et j’ai écrit pour ranger mes pensées et savoir ce que je voulais pour la suite.

Mes conclusions concernant notre voyage

Je sais donc désormais que je veux pouvoir m’engager dans des actions militantes parce que mes petits pas ne peuvent pas suffire et que je souhaite participer aux dynamiques de changement de notre société. Je sais donc désormais que je veux consacrer ce voyage à l’apprentissage. Je veux apprendre des gens et des cultures que je rencontre. Je veux apprendre à me nourrir, je veux apprendre à faire des choses avec mes mains, je veux apprendre à devenir plus résiliente et autonome. Et je sais donc désormais que je veux partager tout ça. Je veux faire le récit de notre voyage pour montrer qu’une autre façon de voyager est possible. Je veux parler des enjeux écologiques et sensibiliser les gens que l’on rencontre sur la route. Pour cela, j’imagine par exemple mettre en place une petite présentation ludique à faire dans les écoles. Et je veux te partager ce que j’apprends.

Point zéro déchet en voyage

Nous étions partis avec l’idée de voyager zéro déchet. Nous sommes donc équipés en conséquence : sacs en tissu et sacs à vrac, bee wrap fait avec une de mes vieilles robes, filtre à eau, bols, couverts, pailles, savon de Marseille, dentifrice maison, shampoing solide, etc. Mais il faut avouer que ce n’est pas toujours évident. En Inde et au Pakistan, beaucoup beaucoup de choses sont vendues dans du plastique. Il est très difficile de trouver du bio et du vrac. Et puis parfois, il nous est juste impossible de refuser des choses que l’on nous offre (même si des fois, têtue que je suis, je me laisse mourir de soif devant une bouteille en plastique).

Du coup, nous ne sommes pas encore au zéro déchet et nous nous concentrons davantage sur le zéro plastique. Encore une fois, je pense que ça sera bien plus facile à mettre en place en Nouvelle-Zélande.

Mon bilan carbone 2019

Dans la continuité de cette réflexion et toujours inspirée par le bilan de Novo-monde, je souhaite donc partager ici mon bilan carbone pour l’année 2019.

Aucun test n’est vraiment approprié à notre mode de vie nomade. J’en ai fait donc deux différents et les résultats sont à prendre à la pincette.

J’ai fait le test avec le calculateur de WWF en Suisse puis avec le calculateur de Global Footprint network.

Avec le premier test, mon empreinte personnelle serait donc de 5, 7 tonnes d’équivalent CO2 sur l’année et avec le second, elle serait de 3, 2 tonnes. Dans les deux cas, c’est beaucoup moins que la moyenne française qui est à 12 tonnes mais c’est beaucoup trop par rapport aux 1, 5 tonnes d’équivalent CO2 qu’il ne faudrait pas dépasser pour atteindre la neutralité carbone.

Il me reste encore plusieurs choses que je peux améliorer : zéro avion (je prends le dernier en mars), moins de produits laitiers, et encore plus de lenteur dans notre façon de voyager.

Nos objectifs pour 2020

L’année 2020 sera celle de notre PVT en Nouvelle-Zélande où nous arrivons le 1er mars. Ce sera sans doute une année d’apprentissage et une année pour prendre nos marques dans notre vie nomade. 

Voici mes objectifs pour cette année :

  • créer du contenu plus régulièrement sur le blog,
  • relancer l’envoi des lettres de Bons baisers,
  • me remettre à Pinterest,
  • relancer Petit oiseau en Nouvelle-Zélande,
  • faire évoluer l’offre de Lundi communication,
  • économiser pour la suite du voyage,
  • trouver mon équilibre entre le voyage, le travail et le repos,
  • mettre en place une routine qui me permette d’être efficace,
  • m’engager dans des actions militantes,
  • faire du yoga régulièrement,
  • apprendre à méditer,
  • réduire ma consommation de produits laitiers,
  • apprendre la permaculture,
  • m’initier à la cueillette de plantes sauvages,
  • perfectionner mon anglais,
  • lire encore plus,
  • écrire encore plus.

Et voici ceux de Léo :

  • obtenir les compétences techniques nécessaires pour le projet de Lundi communication, 
  • prendre ma part sur Bons baisers,
  • rationner ma consommation de viande,
  • toujours plus cuisiner et bien manger,
  • prendre soin de mon corps, gagner de la force et de la souplesse,
  • parler anglais sans faire de fautes et de manière toujours plus naturelle,
  • avoir une vie cool dans un chouette cadre en Nouvelle-Zélande,
  • amasser des pépètes pour la suite du voyage,
  • apprendre la navigation à la voile,
  • apprendre l’agriculture,
  • refaire de la moto,
  • trouver le temps pour mes loisirs,
  • faire plus de randonnées et de treks,
  • donner de mon temps pour faire bouger le schmilblick (mort au capitalisme !),
  • passer pro en plongée si j’en ai l’opportunité.

Voilà. C’était une longue lettre, merci d’avoir lu jusqu’au bout. Je t’y pose également plusieurs questions (que j’ai mis en gras pour qu’elles ressortent un peu). Je serai donc ravie d’avoir ton retour. 

Je t’embrasse et te souhaite une belle fin d’année.

Léa

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Cet article a 18 commentaires

  1. Claire Mouton

    Vous avez de bien beaux projets ! Je ne peux que vous encourager à les réaliser

  2. Cécile M

    J’adore toujours te lire. Je vous envoie plein de bonnes ondes pour que tous vos projets réussissent.
    Don’t hesitate to communicate with me in English if you want to practise.
    Take care and have fun.
    Bisous

    1. Léa

      Thank you Cécile pour tes bonnes ondes et ton aide ! Bisous.

  3. Ilona

    Coucou Léa, je viens de finir de lire ta longue lettre avec beaucoup d’intérêt qui déclenche chez moi les mêmes questions que celles qui m’avaient traversé l’esprit lorsque j’étais en voyage. Je te/vous suis assidûment et tu y répondras au fil du temps. Je vous souhaite le meilleur pour l’année à venir 🙂

    1. Léa

      Merci Ilona. C’est vraiment ce que j’ai avec ce voyage : avoir le temps de se poser toutes ces questions et pouvoir y répondre petit à petit ! 🙂

  4. Guy Bourigan

    Des projets magnifiques et votre enthousiasme nous enchante.
    Vous y arriverez j’en suis sûr, alors comme on dit « chez nous » : tchimbé rèd pa moli !

  5. Benoit

    Hello Léa,

    j’aime beaucoup vous lire (je met déjà vous car j’ai beaucoup aimé la première lettre de Léo) et j’aime aussi beaucoup écouter et regarder tes cartes postales… Tes textes uniques m’emportent directement avec vous dans ces contrées lointaines à l’aventure. C’est un peu comme si tu nous racontais tes voyages autour d’un verre et ça c’est génial!

    Je trouve aussi top que vous ajoutiez quelques infos pratiques à la fin des lettres maintenant… Parce qu’évidemment vos aventures donnent envie et que ces infos me seraient très précieuse si on décidait de voyager en Mongolie ou au nord du Pakistan par exemple (même si vous êtes plus aventurier que nous je pense 😉 ). Donc c’est top si vous continuez à les mettre.

    Sinon concernant l’équilibre entre travail, voyage, couple… De mon côté j’ai mis beaucoup de temps à le trouver car je suis aussi un peu du style « tout ou rien ». Au début de notre aventure nomade, on avait tellement de projets que je n’arrêtais jamais de travailler… et puis c’est un peu le risque avec les travails passions. On aime tellement ce qu’on fait qu’on en oublie de s’arrêter jusqu’à s’en brûler les ailes.
    Ce qui fonctionne bien pour nous c’est d’alterner les phases de voyage et de travail… Maintenant quand on voyage, j’accepte d’être moins productif et je lâche plus facilement prise. Quand on décide de travailler, on essaie d’avoir un bon environnement de travail et on n’essaie pas de tout visiter autour de nous.

    Enfin, merci de partager tes réflexions et tes projets concernant l’écologie et le voyage. Il y a tellement à faire pour s’améliorer et réduire notre impact sur la planète… et c’est très inspirant de voir tout ce que vous arrivez à faire comme efforts même en Inde où le plastique est omniprésent. En tout cas, je me réjouis déjà de lire par ici ce que tu apprendras en cour de route et je trouve ça super que tu t’engages de la sorte sur ton blog.

    Profitez bien de la suite de vos aventures

    1. Léa

      Merci beaucoup Benoît pour ces retours tellement positifs et ces compliments ! Et merci pour les conseils aussi. Je pense que l’on va essayer de s’inspirer un peu de votre façon de faire pour travailler. Je me rends compte que trouver un lieu propice est important pour être vraiment efficace (je t’écris actuellement depuis mon lit dans une auberge, au milieu d’un concerto de ronflements… il y a matière à progresser !).

  6. Jérémy

    Un bien beau bilan et de super objectifs !

    Je vois que je ne suis pas le seul à avoir été inspiré par le bilan de Fabienne et Benoit, et le vôtre m’encourage encore plus à entamer le mien dès demain (si je ne procrastine pas encore haha).

    Ça fait plaisir de voir que maintenant en plus de son bilan voyage, pro et blog, faire son bilan carbone en fait amplement partie, je félicite l’initiative et ferait de même. Ça serait génial que de plus en plus de blogueurs en parlent.

    Et bravo à Léo pour sa première lettre !

    Plein de belles choses pour 2020 et bonnes fêtes à vous 2 !

    Backpackeusement,

    Jérémy

    1. Léa

      Merci Jérémy !
      Bon, j’ai procrastiné dans mes réponses, du coup ton bilan a eu le temps de sortir et je l’ai trouvé très intéressant !
      Et oui, je trouve que le bilan carbone est très intéressant. Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir l’intégrer dans chacun de mes voyages comme le font déjà certains. Même les anciens (ça va piquer)…
      Plein de belles choses pour 2020 aussi !

  7. Amélie

    Il n’y a plus qu’à vous souhaiter une belle année 2020 & que tous vos projets puissent se concrétiser.

    xx

  8. ioulia

    Bonjour Léa,
    J’aime beaucoup ta façon d’écrire, fluide et douce (je ne sais pas comment une écriture peut être douce mais c’est l’impression que je ressens). Un article sur la vie nomade détaillée me plairait beaucoup ! Quand tu dis avoir peur de t’ennuyer en voyageant lentement, les mêmes craintes me viennent quand je m’imagine voyager au long cours. Je n’ai que 16 donc ce n’est pas pour tout de suite mais je rêve de partir longtemps (en Russie, d’abord). Mais j’ai peur, une fois partie, de culpabiliser parce que je ne fais pas « ma part de souffrance » pourrait-on dire, parce que je vis la vie que je veux vivre tandis que d’autres s’ennuient. C’est la culpabilité de se sentir bien, chose absolument bête, peut-être…
    Et oui parfois quand on arrive à un endroit pour longtemps, les jours en face nous semblent infinis, mais à la fin on ne regrette rien et on est heureux.
    Je te souhaite ainsi qu’à Léo de réaliser vos rêves !

    1. Léa

      Bonsoir Ioulia et merci pour ton message et tes compliments.
      Je comprends ce que tu veux dire par culpabilité de vivre ses rêves quand certains ne peuvent pas y avoir accès. Mais je me dis que ne pas être heureux n’aidera personne alors que la joie se partage et c’est en étant bien toi, que tu peux te tourner vers les autres.
      Quant à la peur de s’ennuyer, elle s’envole très vite, tu verras. La lenteur est un luxe très confortable et on commence à penser qu’il nous manquera des années de vie pour vivre tout ce que l’on peut vivre à notre rythme. 🙂
      Je te souhaite pouvoir réaliser ce grand voyage dont tu rêves !
      Belle fin d’année.

  9. Florence

    Bonjour Léa et Léo,
    quel plaisir en cette fin d’année de vous voir suivre vos rêves. Je profite de chaque petite connexion internet pour vous suivre car il y a quelques blogs, comme le votre, qui me rendent curieuse. Je suis toujours contente de savoir qu’une nouvelle lettre est parue et je le suis encore plus depuis la sortie de ce bilan (j’adore les bilans, sans trop savoir pourquoi…). Je suis également ravie que Léo prenne part à Bons Baisers. Ce côté personnel que vous transmettez dans vos lettres me touche beaucoup. A tel point que j’ai parfois l’impression de vous connaître et que le manque de publications peut parfois me rendre inquiète. Bref, je t’ai suivi avec grand intérêt durant des mois et je suis à présent heureuse de VOUS suivre pour les mois et années à venir. Merci de partager vos pensées et réflexions, elles me poussent à réfléchir également. Très belle année 2020. Florence & Guillaume

    1. Léa

      Bonsoir Florence,
      Moi c’est ton message qui me touche beaucoup !
      Merci d’avoir pris le temps de me l’écrire et merci de nous lire si souvent !
      Je te souhaite une belle fin d’année et plein de belles choses pour la suite, ainsi qu’à Guillaume.

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