Itinéraire d'un road trip au Nord du Pakistan

Salut à toi voyageur,

Imagines-tu voyager au Pakistan ? Si l’idée t’a traversé l’esprit, peut-être t’a-t-on mis en garde, a-t-on craint pour ta sécurité. Le Pakistan c’est dangereux, le Pakistan ça fait peur. Nos familles étaient de ceux-là. Pourtant, je vais te donner un tout autre point de vue en te racontant notre voyage au Nord du pays. Tu découvriras la beauté de ses paysages et la bonté de ses habitants.

Nous y étions en novembre, les chaudes couleurs d’automne se mêlaient déjà aux premières neiges. Voici donc le récit de nos deux semaines de road trip au Nord du Pakistan, au cœur des magnifiques montagnes du Gilgit Baltistan. En route !

(Tu trouveras aussi des conseils pratiques dans nos réponses aux questions fréquentes, à la fin de la lettre.)

Tout d’abord, laisse-moi te présenter l’équipe :

Il y a Tahir, l’amoureux des montagnes. C’est notre hôte couchsurfing à Islamabad. Il s’est greffé à ce périple au Nord du Pakistan, à peine en avions-nous formulé l’idée. C’est une chance pour nous, il connaît les lieux comme sa poche, emprunte une voiture à l’un de ses amis et nous prête de l’équipement pour le froid.

Viennent ensuite Marieke et Miguel, un couple de hollandais rencontré quelques jours plus tôt à Lahore. Ils sont arrivés la veille en ville et n’ont pas hésité longtemps avant de rejoindre notre petite équipe.

Enfin nous, Léa et Léo. Nous sommes entrés au Pakistan une semaine plus tôt par la frontière indienne pour environ deux mois. Nous n’avons aucun plan précis et hâte d’en découvrir plus sur ce pays. 

La route de Karakorum, d’Islamabad vers Astore

C’est très tôt que nous quittons la capitale. La berline sent encore le plastique neuf. À cinq dans la voiture, nous nous lançons pour une longue, longue, longue journée de route. Les premières neiges ayant déjà bloqué le col de Babusar, nous sommes bons pour plusieurs heures de routes bonus. Nous remontons la célèbre route de Karakorum, KKH pour les intimes. C’est l’un des itinéraires de la route de la soie. Si certains tronçons, récemment achevés grâce au partenaire chinois, se laissent traverser sans encombre, une bonne moitié de la route n’est encore qu’à l’état de piste. On y circule difficilement, coincés entre une falaise abrupte, lâchant des blocs éparts sur la route, et l’Indus tout proche, hypnotisant de son bleu minéral.

La route est longue, les corps fatiguent. Finalement nous n’irons pas plus loin que Chilas ce soir-là.

Route au Nord du Pakistan

Le lendemain, nous sommes bien décidés à atteindre les hauts sommets du Pakistan. Direction Astore. En chemin nous laissons les fameuses Fairy Meadows derrière nous. Tahir nous promet qu’elles ne valent rien en comparaison de ce qui nous attend de l’autre côté des montagnes. Partout autour de nous, des pics immaculés. Alors que nous commençons à remonter le long de la vallée d’Astore, réapparaît enfin la végétation qui s’était effacée au fil des kilomètres. Quelle claque ! Le contraste entre le bleu laiteux de la rivière, le jaune flamboyant des arbres, la dureté crue de la roche et la blancheur des cimes tout là-haut, donne un panorama époustouflant.

Plus loin, l’arrivée providentielle d’une énorme tractopelle, libère la route d’un pan de montagne effondré et nous épargne une longue attente. Toujours plus loin, nous sommes forcés de mettre la main à la pâte quand un énième éboulement nous bloque.

Cher voyageur, je profite de cette longue route pour te recommander de faire quelques copies de ton passeport et de ton visa (une quinzaine) car le premier checkpoint de la police arrive à grands pas. Dans la région du Gilgit Baltistan, tu en rencontreras souvent, rien de méchant mais prévois la paperasse.

Astore et Nanga Parbat

Arrivés à Astore, il fait froid, trop froid diront certaines. Nous nous réfugions une nuit à l’hôtel avant d’entreprendre la visite du tout proche lac Rama. Il a bien neigé, nous devons donc louer les services d’un chauffeur et d’une Jeep. Très vite, même le 4×4 donne des signes de faiblesse. Nous poursuivons le chemin à pied à travers la poudreuse. L’avancée est difficile, nos pieds glacés, nous n’atteignons finalement pas le lac. Alors voyageur, si tu as la chance d’y aller, n’hésite pas à nous le faire découvrir à travers une carte postale.

Le lendemain, toujours en 4×4, nous rejoignons le glacier au pied de Nanga Parbat. Sur la route Tahir trépigne d’impatience, il dit qu’il se sent comme avant de retrouver son grand amour après des années de séparation. Il dit aussi que l’on comprendra quand on le verra. Nanga Parbat, Parbat, Parbat, Parbat (le nom disparait dans le lointain… oui, ceci était un test d’effet sonore à l’écrit, bon je ne sais pas si on garde).

Nanga Parbat Nord Pakistan

Et en effet, quel choc. Devant nous, se dresse Nanga Parbat 8 125 mètres de haut, neuvième sommet le plus haut du monde. La montagne tueuse. Je me sens tout petit devant ce géant. Très excité aussi. Je m’imagine pouvoir atteindre le sommet en quelques heures ; il semble tellement proche. Pourtant, même les alpinistes les plus chevronnés s’y cassent les dents. Nous passons un peu de temps dans le petit village au pied du géant avant de partir pour une randonnée. En arpentant le glacier au pied du pic, nous rencontrons des enfants de retour de l’école. Notre extraordinaire est leur quotidien.

Nord Pakistan
Voyage au Nord du Pakistan
Voyage au Nord du Pakistan

À la tombée de la nuit, nous reprenons la route.

 

De Minapin jusqu’à Hunza

Nous nous réveillons au milieu des couleurs d’automne que nous retrouvons à Minapin. Nous sommes plus bas en altitude. Devant nous, le Rakaposhi. Nous découvrons la majestueuse montagne avec la lumière du matin. C’est beau !

Cher voyageur, si tu passes par Minapin, ne manque pas de goûter les délicieux chapchoros, ces tourtes qui sont la spécialité du coin. Pour cela, rends-toi chez Osho Tang, où tu te régaleras tant de la vue que des mets.

Vallée Hunza automne Nord Pakistan
Vallée Hunza automne Nord Pakistan

Désormais dans la vallée de Hunza, il est temps de te rendre dans la ville du même nom. Malgré les coups durs qu’a traversé le Pakistan par le passé, la jolie petite ville de Hunza n’a jamais cessé d’attirer des touristes. Les alpinistes de toute la planète viennent ici pour gravir les sommets du coin. C’est là qu’on trouve aussi le plus haut taux d’alphabétisation de tout le pays. Garçons et filles, tout le monde va à l’école ! Les mœurs en sont plus libres, les gens plus ouverts. Deux forts, Baltit et Altit, dominent la vallée. De tailles modestes, ils n’en restent pas moins spectaculaires, accrochés à leurs rochers depuis des siècles. Ils valent le détour !

Après toujours plus de route vers le Nord, nous faisons étape à Gulmit. Ce soir-là, nous dînons d’étranges crêpes locales, noyées sous l’huile d’amande et d’abricot. Sûrement ce que nous avons goûté de plus curieux depuis le début de notre voyage (il s’agit peut-être de giyaling, mais je ne suis pas sûr de retrouver le bon nom).

La frontière entre le Pakistan et la Chine

Après une bonne nuit au chaud, nous sommes prêts à rallier le col de Khunjerab qui marque la frontière avec la Chine. Partout sur la route, des monstres aux parois enneigées et vertigineuses. Avant de quitter le fond de la vallée pour entamer l’ascension du col, la KKH passe à travers un parc naturel. Si l’entrée ne vaut pas grand chose pour les Pakistanais, les étrangers doivent débourser environ 10 €.

Au col, la vue est magnifique. Un troupeau de yacks au loin semble tout à fait à l’aise dans la neige. Quant à nous, le grand beau temps aide à supporter la température qui a chuté à -12°C. Ça pique. À 4 693 mètres, le souffle est un peu court. Nous ne sommes jamais allés si haut. C’est presque la taille du Mont Blanc, te rends-tu compte ? Un petit tour jusqu’au poste frontière… et nous n’irons pas plus loin sur la route de la soie (pour cette fois). Avant de partir, nous admirons le distributeur de billets le plus haut du monde, attraction touristique s’il en est, et retournons bien au chaud dans notre carrosse.

À peine avons-nous entamé la redescente qu’une plaque de verglas fait perdre le contrôle du véhicule à Tahir. La glissière de sécurité nous sauve d’une chute dans le ravin. Ouf ! Nous sommes très chanceux, les dégâts sont légers et nous pouvons reprendre la route prudemment.

De Hunza jusqu’à Phandar, puis demi-tour

Le lendemain, de retour à Hunza, nous grimpons au nid d’aigle, point culminant au-dessus de la ville, pour admirer la vue. Nous aurions bien voulu y être plus tôt mais, ce matin, nous n’avons pas réussi à sortir nos camarades du lit pour aller contempler le lever du soleil sur le pic doré. La prochaine fois ! De toute évidence, le temps est nuageux. Le pic doré ne l’était sûrement pas (doré). Mais la vue sur la vallée en contrebas vaut vraiment le détour.

Hunza Pakistan eagle nest

C’est une nouvelle longue journée de route qui nous ramène vers Gilgit, puis à l’Ouest vers la vallée de Phandar. Plus isolée, la vallée est aussi plus verdoyante (enfin plus dorée que verte en cette saison) que ce que nous avons connu jusqu’à présent.

Notre plan alors était d’effectuer une boucle à travers les montagnes, en direction de l’Afghanistan, pour rallier la vallée de Kalash, réputée magnifique, puis celle de Swat, avant de revenir à Islamabad. Mais au soir, la nouvelle tombe : le col de Shandur est bloqué par la neige. Nous ne pouvons pas faire cette boucle. Nous sommes forcés de faire demi-tour. Et puis Léa tombe malade. Elle a besoin de repos avant d’emprunter de nouveau la difficile route de Karakoroum.

Nous décidons alors de rester un peu plus à Gilgit dans la famille de Moin qui nous héberge via couchsurfing. Marieke, Miguel et Tahir, quant à eux, rentrent à Islamabad.

Nous sommes heureux de cette pause. Le rythme du road trip était trop soutenu pour nous. Les longues routes, fatigantes. Et la famille dans laquelle nous sommes tombés est adorable. Ici vivent Moin, son frère, leur mère et leur grand-mère, ainsi que l’un des cousins. Tandis que Faizal, le cousin, m’emmène jouer au foot sur un terrain fait de gros cailloux, Léa reste avec la grand-mère à ses petits soins. Il paraît même qu’elle a vu danser cette belle femme de 87 ans.

De Gilgit jusqu’à la vallée de Swat

Nous reprenons notre route, vers le Sud, avec un bus qui semble s’être reçu une montagne sur la tête. Par miracle, toutes les pièces tiennent encore ensemble. Qui plus est, NATCO serait la compagnie la plus sûre du coin. Un accident mortel tous les six ans, nous dit-on pour nous rassurer. Nous ne demanderons pas de quand date le dernier…

À Besham, nous faisons une halte qui se voit prolongée de 24 heures à cause des intempéries qui bloquent les routes. Nous profitons de cette nouvelle pause pour nous gaver des délicieux abricots secs que nous offre le propriétaire de l’hôtel.

Au matin suivant, il est enfin temps de s’essayer au stop au Pakistan. Le soleil est de retour et nous tendons le pouce sous le regard d’un policier armé qui semble avoir pris en charge notre sécurité. Mais très vite, c’est l’attroupement autour de nous. Tout le monde est curieux de voir ce que l’on fait. Tellement, qu’il nous est difficile de voir la route et donc d’être vus par les conducteurs. Et quand on se déplace, la foule nous suit. Ce n’est pas très efficace pour le stop, mais très drôle.

Nous finissons par trouver une voiture qui nous conduit à mi-parcours. Notre chauffeur nous invite dans sa famille pour prendre le thé. Les enfants, timides, nous observent de loin, tandis que les femmes du village viennent nous serrer la main avec joie. Au moment de repartir, il nous raccompagne sur la route et explique notre démarche à des policiers qui sont là. Ceux-ci nous demandent alors de patienter tandis qu’ils arrêtent des voitures pour nous… Pourquoi pas. Finalement, on nous invite à patienter au commissariat. Les policiers continuent à faire du stop à notre place. Quelle curieuse situation. Ça n’a pas dû être très concluant puisqu’ils préfèrent finalement nous organiser toute une escorte pour aller jusqu’à Mingora.

Quatre voitures et équipes de cinq policiers armés s’enchaînent donc pour nous emmener à destination. Ça nous fait bizarre, nous aurions préféré être plus discrets… Les policiers font ça pour montrer aux voyageurs qu’ils sont en sécurité. Nous nous sentions bien jusqu’à présent. L’ambiance est bon enfant à l’intérieur des pick-up. Les policiers nous demandent de faire des selfies avec eux et nous avons le droit de nous mettre à la place du tireur, la tête en-dehors de la voiture, pour apprécier la route.

Escorte policière voyage Nord Pakistan

Nous arrivons finalement à Mingora, au cœur de la vallée de Swat, où nous sommes accueillis par Faizal. Nous passons la première journée à nous balader au hasard dans la ville. Ici, les mœurs sont plus strictes, les femmes restent cachées dans les maisons, je n’ai pas le droit de rencontrer la femme de notre hôte et Léa porte le voile pour la première fois au Pakistan. L’ambiance en est vraiment différente, plus pesante, même si nous n’avons perçus aucun signe d’hostilité, bien au contraire.

Le lendemain, Léa est de nouveau bien malade. Pourtant Faizal a pris une journée de congés, la deuxième de toute l’année (et nous sommes en novembre), pour nous conduire dans la ville de Bahrain, en amont de la rivière Swat. Malgré ses nausées, elle souhaite quand même y aller. Mais la pauvre a du mal à profiter de la vue.

Barhain upper Swat Pakistan

Le soir, nous nous rendons à l’évidence, Léa est trop mal au point pour poursuivre ce road trip. Nous pensions encore aller à Chitral, puis dans la vallée de Kalash qui semble magnifique. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Ça nous fait une bonne excuse pour revenir.

Le lendemain, nous rentrons donc pour une pause à Islamabad. Nous repartirons bientôt sur les routes pour découvrir le Sud du pays.

Je t’embrasse.

Léo

PS : Tu peux retrouver toutes les stories sur notre voyage au Pakistan (et ailleurs d’ailleurs, paraît qu’on a la bougeotte), sur le compte Instagram @bonsbaisers_.

Les questions fréquentes à propos d'un voyage au Nord du Pakistan

Nous nous sommes sentis très en sécurité au Pakistan. Les pakistanais que nous avons rencontrés ont tous été très bienveillants et avaient à cœur d’améliorer l’image de leur pays. Il y a une grande culture de l’hospitalité dans le pays et il ne faut surtout pas avoir peur de venir et de rencontrer les gens. Certaines régions (Balouchistan et Cachemire) sont interdites d’accès pour les étrangers. Et il est possible qu’on vous propose de mettre en place une escorte policière pour vous accompagner lors de vos trajets. Celle-ci a pour objectif de rassurer le voyageur et je conseille vraiment d’essayer de s’en passer (ça peut supposer pas mal de négociations).

Pour les français, le visa pakistanais peut désormais s’obtenir grâce au système de e-visa mis en place début 2019. Pour ce faire, rendez-vous sur le site visa.nadra.gov.pk. Il coûte une trentaine d’euros. Il vous faudra une lettre d’invitation (pas notée obligatoire mais fortement recommandée). Pour notre part, c’est grâce au réseau Couchsurfing que nous avons pu en obtenir une.

Tout à fait ! Nous en avons rencontré plusieurs et je (Léa) me suis sentie plus en sécurité ici qu’en Inde où les regards des hommes sont souvent très insistants. Mais c’est clairement un monde très très masculin.

Printemps ou été, semble l’idéal pour de belles randonnées. En automne, les couleurs sont magnifiques mais les routes vite bloquées par la neige. À partir de novembre, ça devient compliquer de circuler.

Deux à trois semaines semblent être le minimum. Attention aux temps de trajet qui peuvent être très longs. Au printemps ou en été, on peut facilement doubler ces durées pour pouvoir randonner.

Le stop, le bus ou avec son propre véhicule, toutes les options sont viables, mais seul le stop ou votre propre moyen de transport vous emmèneront dans les endroits les plus reculés.

Trouver des hôtes en Couchsurfing est plutôt facile au Pakistan, néanmoins les endroits isolés n’auront que des hôtels à vous proposer. Hors saison, nous n’avons jamais rien réservé en avance. En été, il est également possible de camper (et ça a l’air chouette !).

Pendant ces deux semaines au Nord du Pakistan, nous avons dépensé en moyenne 15 € par jour et par personne. C’est bien plus élevé que notre budget habituel, mais la location de la voiture et les chambres d’hôtel expliquent cela (même si tout était partagé entre les cinq personnes).

Les principaux opérateurs au Pakistan sont Zong et Telenor, mais leur réseau est quasi inexistant dans le Nord. SCO semble plus efficace dans cette région (même si on est encore bien loin de la 4G).

Bien que le Pakistan soit un pays de viandards (la plupart des gens mangent de la viande à tous les repas !), il existe presque toujours des options de plats végétariens à base de lentilles, de pois chiches, de haricots rouges ou des currys de légumes. Chez les locaux, les hôtes nous ont toujours offert des repas végétariens avec plaisir. Astuce : nous l’indiquons dès l’introduction sur notre profile Couchsurfing.

Tu aimeras aussi lire :

Cet article a 8 commentaires

  1. Cécile M

    <3 <3 <3 <3

    1. Léo

      Merci Cécile, bisous et papouille pour Fluffy

  2. Glo et Vino

    Inspiration épistolaire, photos magnifiques. Merci à vous de nous faire voyager un peu avec vous.

    1. Léo

      Merci tous les deux, des bisous, j’espère qu’il ne fait pas trop froid sur Lyon, bientôt les Antilles 🙂

  3. Sylvaintriple7

    Grandiose….. Je n’aurai sans doute jamais l’occasion de réaliser un tel voyage alors merci pour ce beau reportage, fort en humanité et visuel.

    1. Léo

      Merci pour ton retour Sylvain, ça nous fait plaisir.

  4. Sarbland

    Merci d’avoir visité le Pakistan et d’avoir écrit ceci. Vous avez vraiment passé un merveilleux voyage en visitant toutes ces destinations. C’était un plaisir de vous rencontrer et de rencontrer Léa dans CS à Lahore. J’espère vous revoir.

    1. Léo

      Merci, Lahore a vraiment été un super point de départ pour nous au Pakistan. On a hâte d’y revenir !

Laisser un commentaire