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Cyclades Grèce

Je sors un instant le bout de mes doigts de sous mon plaid pour t’écrire. Je pose mon thé. Pas trop loin, pour pouvoir toucher la tasse chaude. Il me reste pas mal de boulot avant de repartir samedi matin dans le Nord de l’Europe.

Je m’accorde une pause. Je vais la prendre au soleil. En Grèce. Sur une île des Cyclades. Je t’emmène ?

Nous allons à Naxos. Je t’emmène sur une plage de sable fin où j’ai pris une photographie mentale cet été. J’ai profité d’un moment parfait pour retenir tous les détails. Cela me permet d’y retourner quand je veux. J’ai tout un album de photographies mentales mais celle-ci est l’une de mes préférées en hivers.

Nous avons quitté Athènes pour Naxos il y a quelques heures à peine. J’ai dormi sur le bateau. Par terre dans le couloir. J’arrive à dormir partout assez facilement de toute façon. En arrivant sur l’île, la chaleur nous écrase. Nous retrouvons notre hôte qui nous attend au port, nous nous installons et nous partons à la rencontre de cette première île des Cyclades.

J’ai chaud. Le concept me paraît aujourd’hui étranger, mais oui, je m’en souviens, j’ai très chaud même. Je me souviens de ne pas vouloir laisser mes cheveux libres pour qu’ils ne recouvrent pas ma nuque. Je me souviens de l’absurdité de l’idée même de porter un jean. Je me souviens de toute cette eau dans laquelle j’ai une envie pressante de plonger mon corps. Vite. Là, dans le port même s’il faut. Mais non, nous marchons dans l’idée de trouver un endroit plus propice à une baignade. Tu imagines bien, il ne tarde pas à apparaître.

C’est une plage de sable fin. Assez mignonne. Il y a pas mal de monde, mais c’est le jeu lorsque l’on va en Grèce en été. Je rentre très rapidement dans la mer.

Je me retrouve seule. La mer est peu profonde, je peux donc aller loin en marchant. Je trouve un banc de sable dessiné par les vagues. Je m’y assois et j’y reste un instant. Je décide alors de prendre une photographie mentale.

Les vagues me bercent doucement. Je suis tellement légère que je ne tiens pas vraiment assise. La mer m’a toujours donné l’impression de voler. Je penche la tête en arrière de façon à l’immerger à moitié dans l’eau. Je n’entends plus que le bruit des vagues. Les gens n’existent plus autour de moi. J’ai cet endroit pour moi seule.

Au dessus de moi, le soleil est devenu doux et bienveillant. Depuis que je suis dans l’eau, il a perdu de son agressivité. En face de moi, les façades. Des petites maisons blanches et des pierres qui montent en suivant le relief irrégulier de l’île.

Je me concentre, je veux tout retenir.

Je me souviens du sable que je fais passer entre mes doigts sous l’eau. Je sais déjà que j’en aurais un peu dans le maillot de bain. Je me souviens de ce petit goût de sel dans ma bouche. Chacun de mes sens est caressé par la douceur de ce moment. Je le fais durer. Je sais que je vais vouloir y revenir.

Mon thé refroidit. C’est la fin de ma pause.

Je t’embrasse.

Léa

 

PS : As-tu aussi une photographie mentale à partager avec moi ?

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Cet article a 3 commentaires

  1. Salut Lea,
    Superbe recit!!!! Effectivement les photograhie mentale sont importante, elles gravent des instants et des emotions sur un lieu!
    Tu ecris toujours aussi bien!Ne t’arretes pas lol
    Merci
    Bonne journée

    1. Merci Aurélien ! Et non, je ne vais pas m’arrêter de si tôt. 😉 Belle journée !

      1. De rien 🙂
        Cool, je suis content d entendre ca!!! 🙂 bon trip a toi, je ne sais pas dans quelle partie du monde tu es lol mais Enjoy 🙂
        Belle journée a toi aussi 🙂 sous le froid Lyonnais lol

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